Je ne pense pas avoir à préciser encore une fois ma position vis-à-vis l'homosexualité. Si vous avez lu mon premier article, vous vous êtes rendu compte que je suis très ouverte sur le sujet. Si j'ai besoin d'en parler, c'est parce que je trouve certaines personnes blessantes et trop peu ouvertes. Je fais donc un petit coup de gueule, si on veut.
Je ne comprend pas la facilité à juger et à mettre des préjugés sur les gens. J'ai affronté un type de préjugé quand j'étais jeune et il me semble que pourtant, je n'ai jamais rien fais de vraiment mal (personne n'est parfait, quand même). Cela me rend donc particulièrement sensible aux remarques blessantes, peu importe le sujet. J'ai entendu certaines de mes meilleures amies dirent, presqu'avec dégoût, « Il a l'air homo. » comme si cela revenait à dire « Il a l'air con. ». Je ne peux pas m'empêcher de les reprendre, dans ces moments-là, leur disant « Et puis ? En quoi est-ce que ça te regarde ? ». Nan, mais c'est vrai... Regarder une personne qu'on ne connait pas, lui mettre l'étiquette "homo" sur le visage juste à cause de ses vêtements ou de son attitude, décider ainsi de ce qu'elle est, puis retourner à nos occupations en l'oubliant, à quoi ça mène ?
Il serait faux de dire que j'ai toujours été tolérante. Au contraire, j'ai été assez fermée pendant mon enfance. Le racisme ? Pas question ! Le sexisme ? Quelle idée ! Un jugement sur la religion ? En tant qu'athée... L'homosexualité ? Euuuuuuh... Là, j'aurais sûrement dis « Ils ont le droit d'exister, mais je ne veux pas en entendre parler. ». Ce n'était pas encore un dégoût profond, seulement une incompréhension face à ça. Quand j'étais vraiment jeune (environ 6 ans ^^"), je me demandais bêtement, en voyant deux filles en couple, laquelle assumait le rôle de l'homme. C'est difficile à comprendre.
Je me posais beaucoup de questions, naïvement, et lorsque mon grand frère (mon confident, mon meilleur ami) a déménagé pour aller vivre loin de chez moi, je n'ai plus eu de réponses claires. Mes parents ne m'expliquaient rien correctement. Je ne remet pas en cause mon éducation, mais ils n'ont pas donné les réponses pour que je comprenne.
Mauvais départ, tout ça. Au début de mon adolescence, je me suis finalement ouverte, grâce à une de mes meilleures amies, présentement. On venait à peine de se connaître et j'ai été curieuse donc j'ai voulu lire ce qu'elle écrivait (nous mettons nos textes sur internet sur le même site). Malheureusement, il s'est avéré que ce qu'elle écrivait porte souvent sur un couple homosexuel. À force de parler avec elle, tout naturellement, j'ai enfin compris. Elle m'a donné les réponses dont j'avais besoin, sans le savoir.
Je pense donc que tout le monde peut être bouché, ne pas vouloir s'ouvrir, mais que l'espoir n'est pas perdu. Par contre, je pense que les homophobes devraient se remettre en cause. Une des meilleures questions à se poser : « Pourquoi ? ».
Par dégoût ? Par peur ? Parce que c'est trop bizarre ? Mais encore ? Pensez-y, et si c'était vous qui étiez différent ; aimeriez-vous qu'on vous méprise ?